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L'art est fait pour troubler
 
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Vous n'êtes pas du matin ? [PV Hayden]

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MessageSujet: Vous n'êtes pas du matin ? [PV Hayden] Ven 25 Mai - 8:39

    Une agréable sensation, chaude, douce, comme dans un cocon. Plongée dans le noir de mes paupières, je dormais comme une masse, aucune de mes colocataires ne faisaient de bruit, il y avait juste ce silence, ce noir, cette chaleur. Et puis, un son perça le silence.

    Une sonnerie calme mais désagréable vint rompre mon sommeil déjà léger, mon téléphone qui faisait présentement office de réveil avait donné l'alerte. Soucieuse de n'éveiller personne, je coupai l'engin du diable avant de m'étirer longuement dans les draps. Je somnolai quelques secondes, fixant les barreaux du sommier du lit au-dessus de ma tête. Mon poing frotta mon oeil droit, suite à quoi j'ouvris les draps délicatement, m'asseyant au bord du lit. Un bâillement discret et j'étais partie pour la journée.

    Toujours aussi tranquillement, j'ouvris ma commode pour y sortir mes affaires de la journée qui s'annonçait couverte mais assez chaude : un jean classique et un top beige assez ample. Je me glissai dans la douche pour me laver et démêler mes longs cheveux - c'était un entretien considérable si on ne voulait pas avoir une tête de folle - puis sortit de la chambre sans un bruit.

    D'un pas léger, je dévalais les escaliers en jetant un coup d'oeil à ma montre. J'étais en avance, parfait, j'allais en profiter pour boire un petit café puisque le commerce était ouvert - c'était une coutume que j'avais lorsque j'habitais en France et que j'avais presque perdu. Une fois le rez de chaussée atteint, je m'assis tout sourire à l'une des tables tandis que, dans le fond, la seule chose constructive que le serveur avait à faire était essuyer un verre visiblement déjà propre.

    "Un café bien sucré s'il vous plaît, fis-je d'une voix frêle."

    Sans un mot, il se tourna vers sa machine, grommelant. Il ne devait pas être du matin, voilà tout. Je le remerciai toutefois lorsqu'il déposa la tasse devant moi, et profitai de l'ambiance solennelle. Le lieu était vide ou presque, il n'y avait pas de cohue, le silence était à peine rompu par le bruit d'une tasse qui au loin se posait sur sa petite assiette. Je humai l'odeur du café, faisant courir mes yeux dans l'horizon. Je ne regardais rien en particulier, je ne pensais à personne, je me délectais juste de l'instant. Il était d'autant plus magique que j'étais à moitié endormie. Voyant la boisson fumer, je me retins d'en boire une gorgée et préférai sortir de mon sac un carnet de croquis et ma trousse.

    D'abord, des traits de construction. Une ligne courbe séparant à peu près le quart inférieur droit de la feuille, un trait surmonté d'un cercle sur cette même ligne, quelques formes ovales irrégulières en fond. Je détaillai d'abord le fameux quart de la feuille, ajoutant de la profondeur à la forme, un aspect, corrigeant les erreurs. Oui, c'était cela, un bout de colline qui laissait deviner sa taille gigantesque plus loin, derrière la limite de la feuille. Désormais, je m'occupai du trait surmonté d'un cercle. Même procédure, en quelques traits une robe légère et de longs cheveux s'étaient formés sur la jeune fille qui se tenait là, fixant les nuages que j'allais créer par des ombrages au crayon. Mais je n'allais pas réussir à finir tout cela assez vite, pas avant le début de cours.

    C'est alors que j'entendis la porte dans mon dos s'ouvrir. Machinalement, je me tournai vers l'entrée. Tout d'abord, une faille libéra une lumière un tantinet aveuglante, puis une silhouette passa au travers de celle-ci. Une silhouette féminine, mince, c'était cela.

    "Bonjour, lançai-je par réflexe."

    Et je retournai à mon dessin. Peut être que je n'aurais pas du, que j'avais attiré l'attention sur moi ? Je me mis à angoisser, comme à mon habitude ...
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MessageSujet: Re: Vous n'êtes pas du matin ? [PV Hayden] Jeu 26 Juil - 5:08


    Dans ma vie, j'ai fais peu de cauchemars. Enfant, je ne rêvais pas de monstres sous mon lit ou de fantômes porteurs de drap blanc. Je n'ai pas souvent rêvé non plus. Et les seules fois où ce fut le cas... J'ouvrais les yeux brutalement, avant de les refermer, puis de les rouvrir petit à petit.  Voilà maintenant que je me mettais à penser pendant mon sommeil : la vieillesse n'était pas loin, et la nostalgie l'accompagnait également. Irritée de m'être réveillée à cause d'une idiotie pareille - mon subconscient avait apparement entendu les rumeurs comme quoi ma vie amoureuse était tabou- je plongeais dans mon oreiller, bien décidée à me rendormir après avoir jetée un coup d'oeil au réveil qui annonçait une heure bien trop matinale pour moi. Pourtant, mon pied ne cessait de tapoter le matelas inconsciemment, signe de mon hyperactivité matinale, qui je le savais, allait aussitôt disparaître une fois que je serais debout. Je décidai donc de faire abstraction de tout cela lorsque mon ventre se mit à gémir faute de nourriture. _ Et merde ! m'exclamais-je en me levant brutalement de mon lit.En effet, un peu trop brutalement, car je me rasseyais immédiatement, choquée de voir mon étagère en diagonale. Mince, mince et mince ! Je voulais dormir, retourner dans mon état de comateuse avant de commencer une nouvelle journée à essayer de faire comprendre à mes pauvres élèves le principe du "double jeu". Un soupir traître m'échappa, et je me levai en direction de ma cuisine, histoire de remplir vite fait ma pense. Avant de me rendre compte que mon pot de Nutella était vide.Aujourd'hui n'était pas mon jour. Je pensais à retourner dans mon lit pleurer comme une gamine la disparition - par ma faute mais oublions le un instant- de ma précieuse source de vie et de jeunesse éternelle avant de me rappeler qu'une caféteria était disponible au Pensionnat. Encore fallait-il savoir si elle était ouverte à une heure si matinale et surtout si elle était autorisée aux professeurs. Qu'à cela ne tienne, les jeunes à cette heure-ci étaient encore dans les bras de je ne sais qui - bah ouais, ce sont des jeunes, et on me fera pas croire qu'ils n'ont aucune visite nocture. Pressée d'en finir avec ces bruits monstres émanant de mon estomac, j'allais dans ma baignoire et ouvrait l'eau. En pyjama. Je ne m'en rendis compte qu'après avoir sentie le coton se collant à ma peau. Respirant pour contrôler mes nerfs, je tentais de me convaincre ce qu'un jour ma mère m'avait dit : "Comme la guerre engendre la révolte, la colère engendre une mauvaise journée". Si j'avais cependant compris la signification de ce proverbe de paysans je n'avais jamais réussi à voir le juste dans la comparaison. M'enfin bref, ayant finis de me doucher à l'arrache- je pouvais toujours finir ma toilette après -, je m'habillais  : culotte(oui, je n'aime pas les strings lorsque je peux les éviter), soutien-gorges à fleurs, un haut de l'étagère du haut et une jupe de l'étagère d'en dessous et des tongs. Oubliant de me maquiller, je passais un rapide coup de brosse dans mes cheveux puis les rejetais en arrière. Trois minutes plus tard - j'avais rajouté un cache-coeur, la peur des nuages que j'avais aperçue dans le ciel m'avait convaincue de la température de la journée- et une chute dans les escaliers, je poussais la porte de la caféteria. Apparement oui, elle était ouverte à cette heure-ci et je ne voyais aucune pancarte interdisant les plus de dix-huit ans à se restaurer dedans. Les quelques folles personnes qui s'étaient réveillées tournèrent presque toutes en même temps la tête vers moi, avant de retourner à leurs occupations qui consistaient à croquer à pleine dents une tranche de pain."Bonjour."Pas assez réveillée, je ne remarquais pas tout de suite qui m'avait adressée la parole, mais je lui rendis poliment sa salutation, ne me préoccupant même pas de savoir si elle m'avait entendu ou pas. Tout  ce que je recherchais, c'était le bar. Mais comment ça, pas de bar ?! J'eus un moment de désorientation, avant de me rendre compte que j'étais dans une Cafet'. Dans un pensionnat. Normal qu'il n'y ait pas de bar avec un beau mec musclé qui me propose gentillement un verre de vodka pour bien démarrer la journée. Puis mon regard se posa sur une jeune fille, qui apparement avait autre chose à faire que manger. Elle écrivait ou dessinait, je ne savais pas trop. Mais tout de suite, bizarrement, je me sentis irritée. Cette jeune fille était trop mignonne pour être vraie. Elle respirait la fraîcheur, alors que tout individu normalement constituée devrait... être dans les vappes à une heure pareille !  Je sentais immédiatement le genre de fille qu'elle devait être : belle, timide, intelligente... le genre de fille dont les mecs populaires tombent amoureux dans les séries américaines bidons. Je connus alors mon sentiment envers cette pimbêche : de la jalousie. J'étais entrain de construire des préjugés à son égard alors qu'elle devait être une fille sympa et amicale. Cela ne me ressemblait pas. Mais je m'étais réveillée trop tôt et j'avais trop faim pour être la fille sympa que j'étais d'habitude.  Ou même pour être une prof' sympa. Intriguée, je jettais rapidemment un coup d'oeil à mes fringues avant de réflechir à ce que j'allais faire par la suite. Miséricorde. Un cache-coeur beige, un débardeur noir, une jupe bleue marine et des tongs... beiges. Quel look d'enfer. J'allais donc tester la politesse et la sympathie de cette fille-trop parfaite pour une journée de cours."Bonjour Mademoiselle... Puis-je m'asseoir ?" Je m'étais approchée de sa table doucement afin d'avoir le "luxe" de la contempler de plus près sans qu'elle s'en aperçoive.Ses cheveux étaient d'une perfection odieuse, son teint était trop pâle pour qu'elle soit humaine... ses yeux étaient splendides : ils étaient innocents. Et merde._ Je ne voudrais pas vous déranger, ajoutais-je avec un sourire en direction de sa feuille de papier gribouillée.Elle n'était pas mon élève, elle n'avait donc aucune obligation à accepter. Qui plus est, vu dans quel état je devais être, n'importe qui aurait décliné poliment mon invitation. J'attendais donc, persuadée de lui trouver un défaut de plus dans sa voix, dans son expression ou dans son vocabulaire lorsqu'elle m'aurait répondue.


Dernière édition par Hayden Keppy le Ven 28 Fév - 11:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vous n'êtes pas du matin ? [PV Hayden] Jeu 26 Juil - 10:58

    J'étais trop appliquée sur ma feuille pour m'attarder sur la jeune femme qui venait d'entrer. Un peu d'égocentrisme peut être ? Non, sans doute de la maladresse plutôt, le fait que le monde autour de moi s'évaporait lorsque je pratiquais ma passion. C'était ça, ma vie gravitait autour de l'art et de ma mère. Je ne vivais pas pour moi, je ne vivais pas pour mon défunt père, on ne vit pas pour les défunts. Dans les films, ils disent toujours ça : "Tu ne crois pas qu'untel aimerait que tu restes en vie ?" Non, je ne crois pas, quand on est mort, j'imagine qu'il ne nous reste que de la solitude, du noir, comme lorsque l'on rêve. Peut être même qu'on est emprisonné dans ses chairs purulentes, si on écoute la science. Alors les histoires d'âme qui s'envole dans les cieux pour bien gentiment nous observer, à d'autres. Je n'y croyais pas, je n'y avais jamais crus et même, je n'y avais peut être pas pensé, réfléchi. On ne se met pas à la place des défunts, la plaie est si profonde, si béante, on ne peut que s'enfermer dans son malheur, à vouloir oublier, à vouloir effacer les cicatrices que les autres ne voient pas. Et puis ...

    "Bonjour Mademoiselle, puis-je m'asseoir ?"

    Une voix de femme. Me tirant de mes songes, je levai les yeux vers elle. Je tombai nez à nez avec une dame, une professeure. Je ne m'y attendais pas de si bon matin, en principe si ils se lèvent en avance, ils préfèrent préparer leurs cours, réviser leurs emplois du temps, ... Mais alors, cela voulait-il dire qu'elle était si organisée qu'elle avait déjà tout prévu ? Peut-on prévoir un réveil si matinal ? Peut-on être tant cruel avec soi-même ? Mes joues s'empourprèrent et mon regard jongla entre ses yeux et ma feuille - bien que j'ai arrêté de dessiner.

    "B-Bien sûr, je vous en prie ..."

    Soucieuse de lui laisser toute la place qu'elle avait besoin, je rassemblai mes choses et les rangeai expressément dans mon sac avant de tirer la tasse de café vers moi. Presque sous mon visage, j'en humai l'odeur fine et amer, le doux et chaud filet qui s'échappait du récipient, j'eus très envie de le boire là, d'une traite, mais je me contins. Déjà, c'était brûlant, et puis je ne voulais pas me ridiculiser devant la professeure.

    "Je ne voudrais pas vous déranger, ajouta-t-elle avec un sourire."

    Elle était des plus polies et agréable, jolie qui plus est. Elle devait s'être un peu dépêchée en s'habillant puisque les couleurs ne s'accordaient pas tant, mais elle avait un visage si fin et son corps était si bien proportionné que ça ne faisait pas tâche. Ses petits yeux taillés en amande me regardaient d'un air rieur, bien que ses traits tirés laissaient deviner une nuit qui n'était pas assez longue pour elle. Pour se réveiller tôt et en forme, il faut prendre l'habitude de se coucher avec les poules. Je n'en avais pas toujours le loisir avec mes colocataires, mais en principe j'étais la première au lit ... quitte à paraître ridicule.

    La peau laiteuse de la jeune femme était dénuée d'imperfections, ses lèvres pulpeuses et rosées étaient somptueuses, et la grâce qui émanait d'elle en imposait beaucoup. J'étais intimidée par cette jeune femme, terriblement intimidée. Elle était si mystérieuse, d'autant plus que je ne l'avais pas en cours. Je souris tant bien que mal, à demi apeurée, puis lui répondis.

    "V-vous ne me dérangez pas du tout ..."

    Un sourire franc, et je bus une gorgée de la tasse de café. Pile comme je les aime : l'amertume de la boisson cassée par des kilogrammes de sucre, il n'y avait que comme ça que je le buvais. Paradoxal direz-vous, de boire du café quand on déteste l'amertume ...
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